Le KIN-BALL en France

La genèse

Le KIN-BALL fait son apparition dans l'Hexagone au début des années 2000, sur l'initiative de quelques expatriés français revenus du Québec avec ce sport dans leurs valises. Ce sont d'abord les clubs d'Angers et de Moncontour qui se créent, puis très vite une Fédération voit le jour : la Fédération Kin-Ball France (FKBF). Dans les années suivantes, la création des clubs de Rennes puis Quintin permet la tenue de quelques matchs destinés à préparer le premier championnat de France de Kin-Ball. Celui-ci aura lieu lors de la saison 2006-2007, et dès lors chaque club inscrit dans le championnat de France plusieurs équipes masculines et féminines selon son nombre d'adhérents. En quelques années, le Kin-Ball français passe de 10 à 50 licenciés.

 

 

Première phase de développement

Entre 2006 et 2010, le Kin-Ball prend véritablement son essor en France. Des clubs apparaissent aux quatre coins du territoire : Paris, Montpellier, Salon de Provence, Landeronde, Montauban, Villeneuve d'Ascq et Saint-Blaise se dotent d'un club. Mais ces villes sont éloignées du siège organisationnel de la FKBF situé à Rennes, et n'engagent pas d'équipe dans le championnat de France initié dans l'Ouest. Cela n'empêche pas ces clubs de développer la pratique du sport : la proximité de Villeneuve d'Ascq avec la Belgique - où le sport est très pratiqué- permet par exemple à ce club d'ancrer la pratique du Kin-Ball dans la région lilloise, tant et si bien que Villeneuve d'Ascq organise en octobre 2010 le 3ème Championnat d'Europe de Kin-Ball. Ce championnat est une grande réussite sportive pour l'équipe de France masculine qui devient championne d'Europe devant la Belgique et l'Espagne. Les françaises, championnes en titre en 2008 en Allemagne, cèdent leur place à la Belgique.

 

En parallèle au développement du championnat de France de Kin-Ball, la pratique du sport se développe dans les écoles et les centres de loisirs. Le Kin-Ball commence alors à se faire connaître auprès d'un jeune public, grâce aux initiations et démonstrations que proposent les clubs dans leurs départements respectifs. La réussite du sport, que ce soit en compétition ou en loisirs, tient dans ses règles qui combinent effort physique, réactivité, tactiques, avec des valeurs de fair-play et de cohésion d'équipe qui renforcent le plaisir de jouer. Au Kin-Ball il n'y a pas de laissé-pour-compte car tout le monde « touche » au ballon et participe à l'effort collectif : petits et grands se retrouvent autour d'une pratique sportive complète et ludique.

 

Essor du KIN-BALL en France

Les années 2010 et 2011 marquent une transition dans le Kin-Ball français et les saisons sportives qui les rythment sont charnières, avec un avant et un après. Depuis la création du Championnat de France en 2006-2007, la compétition était toujours remportée par une équipe d'Angers, alors leader incontesté. La saison 2009-2010 est marquée par la charismatique équipe masculine de Quintin qui ravit la première marche du podium. L'année 2010 se clôture en beauté avec le Championnat d'Europe organisé à Villeneuve d'Ascq.

 

La saison 2010-2011 voit la création de 2 nouveaux clubs dans l'ouest, Les Ponts de Cé et Nantes, qui intègrent aussitôt le Championnat de France. En passant de 8 à 13 équipes masculines, la compétition adopte un système de play-off en début de saison puis crée une 1ère Division et une 2ème Division. Du côté des femmes, le championnat compte alors 6 équipes. Le Kin-Ball français voit son niveau sportif s'élever et cette émulation entre clubs favorise la progression des équipes novices. Au terme d'une année pleine de matchs à enjeux, c'est le club de Rennes qui s'impose chez les hommes et qui brandit la Coupe pour la première fois de son histoire. Chez les femmes, le club d'Angers reste indétrônable et voit une de ses équipes devenir championne de France pour la 5ème fois en autant d'éditions.

 

Le clap de fin de saison retentit sur une grande nouvelle : le club de Nantes organisera la 6ème Coupe du Monde de Kin-Ball en octobre 2011. Initialement, cette édition était prévue au Japon, mais à la suite du séisme du 11 mars 2011 qui a durement frappé le pays du Soleil levant, l'organisation de la Coupe du Monde a été transférée à Nantes. Le club de Nantes exprime ici tout son soutien au peuple japonais et aux joueurs qui ont du subir les évènements tragiques survenus dans leur pays.

 

 

Le KIN-BALL français est en pleine effervescence. La saison 2011-2012, qui a commencé en novembre 2011 après la Coupe du Monde organisée à Nantes, a été marquée par l'intégration de 3 nouveaux clubs dans l'ouest : Saint-Brieuc, Couhé et Vannes. Les clubs déjà bien ancrées augmentent leurs effectifs et multiplient les équipes inscrites en Championnat à l'image de Rennes et Nantes qui proposent chacune 4 équipes masculines. Nantes est d'ailleurs devenu, dès sa deuxième année d'existence, le plus grand club de France en terme de licenciés (70). Un petit pas pour le sport, un grand pas pour le Kin-Ball. Les autres clubs de l'Hexagone ne sont pas en reste, et les projets de création de clubs et associations sportives se multiplient.

 

- Dans le nord, c'est la création d'un deuxième club lillois qui vient confirmer les attentes.

- Dans l'est, sud est, Grenoble s'est doté d'un créneau jeune mais se retrouve isolé et ne peut se confronter à des adversaires.

- Dans le sud ouest, quelques villes commencent à proposer cette activité. Certains sportifs avertis ont déjà même monté leur club : Bordeaux, Montpellier, Montauban, Salon de Provence...

 

L'avenir...

Dès la saison 2011 - 2012 on voit déjà les nouveaux clubs "fleurir" dans l'Ouest français : c'est notamment le cas de l'ASPTT Vannes, du CLOKC (Campbon, Loire et Sillon Olympique Kin-Ball Club, dans le 44) et du MUK 72 (Le Mans Union Kin-Ball 72). C'est un gage de croissance pour les années à venir.

 

A moyen ou long terme, le développement du Kin-Ball en France passe assurément par la création de Fédérations régionales de Kin-Ball, sous la coupe d'une FKBF à l'envergure véritablement nationale. Cela permettrait à un nombre croissant de clubs de voir le jour, et ces clubs pourraient dès lors participer à des championnats régionaux. La pratique du KIN-BALL pourrait ainsi se développer sur tout le territoire, tout en élevant le niveau kinballistique français. Des projets d'organisation de Coupe de France viennent confirmer les souhaits du Kin-Ball français de s'expatrier hors des frontières de l'Ouest. Certains pensent même à organiser la première Ligue des Champions Européenne de Kin-Ball. Les projets vont bon train, l'avenir du sport semble serein.

 

La Fédération recense aujourd'hui plus de 200 licenciés dans 12 clubs, et nul doute que le développement du Kin-Ball ne s'arrêtera pas là : ce sport est d'ores et déjà en bonne voie pour devenir l'une des disciplines émergentes incontournables des grands rendez-vous sportifs français ! L'Histoire de ce sport s'écrit jour après jour, les kinballeurs d'aujourd'hui et demain seront encore des pionniers pour quelques années. Chacun peut y trouver son compte et faire évoluer ce sport vers des horizons encore insoupçonnés. Alors n'hésitez plus, rejoignez le mouvement !